Caractères de Chine

Meubles et objets chinois traditionnels

 

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Article paru dans le magazine "Ushuaia" en décembre 2006

Nous avons été sollicités par la rédaction pour répondre à quelques questions sur les armoires chinoises dans la rubrique "consommer équitable".

Autre interlocuteur, un des derniers arrivés sur le marché du mobilier chinois, à la politique commerciale plutôt mercantile, à l'opposé de notre activité artisanale. 

Bon sang, mais c'est bien sûr ! Ushuaia, c'est le "magazine de l'extrême"...

En bas d'articles, quelques commentaires quant au contenu.

 

 

Commentaire sur l'encadré intitulé "comment repérer une antiquité" :

Soyons clairs : Il n'y a aucun moyen de vérifier de manière certaine l'authenticité d'un meuble chinois.

Le cachet de cire  dont on parle est apposé, par le service des douanes chinoises spécialisé dans les antiquités, sur tous les meubles dits anciens, autorisés à sortir  de Chine.

Ce que le sceau atteste, c'est que le meuble a été visé par les douanes, qui, considérant qu'il ne représente pas un trésor national ("wenwu"), est autorisé à l'export. En aucun cas il ne signifie que le  meuble est une antiquité, car les nombreuses copies d'ancien fabriquées en Chine sont visées par le même bureau des douanes et, reçoivent évidemment l'accord de sortie du pays.  On leur appose donc le même sceau. Il est hélas fréquent qu'en France le sceau soit présenté comme une preuve d'ancienneté, ce qui est faux et malhonnête.

 

Pour ce qui est des hologrammes et autres certificats d'authenticité émis en Chine, ils n'ont aucune valeur juridique et sont généralement émis par les fabricants eux-mêmes.

Aucun organisme en Chine n'est chargé de vérifier l'authenticité des meubles  à l'export, aucun certificat chinois ne peut être considéré comme une preuve d'ancienneté en soi.

 

Pour ce qui est des indices d'ancienneté sur le meuble, les antiquaires chinois, comme dans le reste du monde, savent maquiller  un meuble neuf pour le patiner.

Parmi les techniques : utiliser des éléments de meubles anciens sur un meuble neuf (les pieds ou les portes notamment), abîmer le bois (coup de marteau, de couteau, etc...), tremper le bois  dans l'eau pendant quelques jours, ou bien y mettre le feu quelques minutes,  etc... Un aspect patiné ne prouvera donc rien.

Rappel : il n'y a aucune patine artificielle sur les meubles CdC, sauf demande expresse.

 

Quant au prix d'une armoire chinoise, il y a bien longtemps qu'il n'existe plus aucun tarif de référence. Ainsi, à meuble équivalent, les prix varient de 1000€ à plus de 10000€ !! promenez-vous sur internet et vous le constaterez amèrement.

Les tarifs dépendent aujourd'hui principalement de la politique que s'est fixée le commerçant, et de la capacité de ce dernier à le vendre plus ou moins cher en fonction de sa clientèle et pas forcément en fonction de son authenticité. Aujourd'hui on trouve très souvent en France du neuf plus cher que l'ancien et de manière générale,  plus de neuf que d'ancien...

800€ pour une armoire chinoise c'est très peu; même pour du neuf... Ce n'est valable que dans le cadre d'une activité  à prix "discount", reposant sur une importation massive, avec des  gros volume de vente et des coûts tirés vers le bas de toute part, à commencer auprès du fournisseur. En bref, on est bien loin du "consommer équitable" de l'intitulé de la rubrique.

Une armoire  chez CdC coûte entre 1200 et 2000€, le plus souvent livraison comprise. (Prix en fonction de  l'âge, du bois, de la rareté de la pièce, du travail à faire, etc...).

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Article paru dans le magazine "Aladin" du mois de septembre 2005

Dossier du mois : "Antiquités - Objets d'Art - Décoration : Les filières de l'importation"

Vous y découvrirez que la presse spécialisée commencent à mettre en doute l'authenticité des pièces proposées par certains importateurs de meubles chinois anciens.

Comment donc ? Il y aurait du faux et des copies dans le flot de mobilier importé en masse  de Chine ? Gasp...

Les termes "Meubles anciens" et "meubles vieillis" n'auraient donc pas le même sens... et un pièce ayant l'air ancienne ne serait donc pas forcément ancienne.

Il était temps de s'intéresser à cette subtilité. L'âge d'or du meuble chinois d'abattage commencerait-il  à être révolu ? Nous en serions fort aise...

On nous avait promis une enquête coup de poing... ce n'est  qu'une caresse légèrement à rebrousse poil... C'est déjà ça.

A lire donc...

En couverture, l'atelier de Caractères de Chine...

 

     Quelques lignes sont consacrées à notre projet. Nous vous les présentons ici, accompagnées des commentaires et rectifications de rigueur...

Nous n'avons bien entendu reproduit que les passages qui nous intéressent. Pour avoir l'intégralité de l'article, achetez le magazine ! (extrait des pages 36, 37 et 42).

Mode d'emploi : lisez l'article, et reportez vous aux annotations en bas de chaque page.

Renvoi aux passages numérotés :

(1) : Bruno habitait et travaillait en Chine depuis 6 ans quand le projet CdC a été lancé.

(2) :  Restauration d'une sculpture de dossier de lit Luohan (ref: DI.0308.01) et non d'une porte...

(3): La maison et l'atelier sont deux bâtiments distincts !!

L'atelier se trouve en sortie de village, à environ 3 km de la maison.

(4) : L'aventure fait vivre directement 25 artisans qui travaillent avec nous. Mais il faut aussi prendre en compte l'impact de notre activité sur tous les gens à qui nous faisons appel ponctuellement (transporteurs, fournisseurs, taxis, vendeur de bois, scieurs, etc...), les propriétaires à qui nous louons la maison et l'atelier, les gens à qui nous rachetons un meuble, etc...

Concernant les containers, à partir du mois d'octobre, ils arriveront directement au magasin  de Gémenos (voir la page CdC en France). Nemours, c'est fini !

(5)A l'atelier CdC, vue de la salle du ponçage et des sculptures. Photos prise en février 2005, il fait 0°c dehors, ce qui explique la relative promiscuité et le poêle à charbon, à droite.

A gauche au fond, Isabelle, fait le point  sur la finition d'un fauteuil.

 

 

Renvoi aux passages numérotés :

(6) : Nous n'affichons pas les prix sur notre site, vous avez dû le noter, et vous êtes d'ailleurs nombreux à nous en faire la remarque ! C'est un choix qui découle de notre présence sur place. Nos prix ne sont pourtant pas un secret, et disponibles sur simple demande...

 

(7): La marge est à considérer par rapport au prix  à l'import, fait par l'atelier CdC en Chine  au magasin CdC en  France.

Elle va sans doute augmenter avec l'ouverture du magasin, et donc l'arrivée de nouvelles charges fixes... 

Du reste, oui ! Notre désir est le respect  peuples et des cultures par le biais d'un commerce différent et volontairement éthique.

 

(8): Notre valse à nous est dansée sur un tempo plus que moderato... Nous sommes pour le moment à 4 containers de 20 pieds par an, soit environ 200 meubles.  Avant d'être des importateurs, nous sommes surtout des artisans restaurateurs.

(A comparer avec les chiffres cités dans l'article.)

 

Renvoi aux passages numérotés :

(9) : Nous gérons nous-même notre site.

(10) : la vente en ligne concerne ceux d'entre vous qui commandent une pièce  sans jamais avoir vu de visu un seul de nos meubles à Nemours ou sur expo, c'est-à-dire uniquement à partir  des photos et infos du site internet. Vente en ligne n'est pas à prendre dans le sens  "achat immédiat".

 

(11) : Nous espérons que vous avez compris que notre artisanat n'est pas simplement "charmant"... Nos meubles anciens, en tant que pièces authentiques et traditionnelles ont tout à fait leur place sur les salons, (même sérieux...).

 

(12): C'est en effet comme ça que cela se passe dans les grands ateliers de "fabrication-restauration" de Pékin, mais aussi de Canton, Ningbo, Shanghai, Hangzhou, etc...  C'est là où les importateurs du monde entier viennent se fournir en mobilier chinois dit "ancien". Ceci explique que tout le monde propose plus ou moins la même chose.

Nous en avons visité plusieurs, quel abattage !  Nous ne faisons pas le même travail, nous ne proposons pas les mêmes meubles.

 

Dernier détail :

En fin de magazine, dans le carnet d'adresses, Caractères de Chine semble assimilé au magasin "Dharma" à Marseille. C'est une grossière et plutôt malheureuse erreur !

Un erratum sera publié dans le prochain numéro, avec nos vraies coordonnées.

 

 

D'autres articles :

 

Interview de Bruno dans "Bouddhisme actualité" : Interview

 

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